A R T I C L E S

   

 

 

JUIN 2010

VISITE DE L'USINE DE FABRICATION ROYAL CANIN

 

 

L'idée reçue d'une simple "usine à croquettes" est très vite dépassée par la découverte des différentes importantes structures positionnées sur le site.

Les bâtiments fabrication, logistique, contrôle qualité, recherche, etc sont agencés sur plusieurs hectares et permettent ainsi, ici à Aimargues, le patterning mondial en tant que siège social des différentes centrales Royal Canin nationales et internationales.

 

Il faut savoir qu'en énorme entreprise de distribution mondiale, le précepte de qualité semble rigoureusement recherché. Je ne suis pas là pour publiciter exclusivement Royal Canin, Mais je suis, comme quelques autres visiteurs présents ce jour là, marquée par la haute exigibilité en terme de qualité.

 

 

 

FORMATION DU MATIN: "Alimentation du chien et du chat"

Rapportons simplement les choses à savoir absolument.

 

L’INDICATION « DIGESTIBILITE » sur les emballages :

 

La qualité d’un aliment est dans sa composition mais aussi dans sa capacité à être intégré par l’organisme. Si vous donnez 100gr de croquettes à votre chat et que ses fèces pèsent 150 gr vous avez significativement un problème de digestibilité, et l’apport nutritif est loin d’être satisfait. Vous aurez deviné que c’est le cas des croquettes bas de gamme. J’explique :

 

100 gr de croquettes haut de gamme

donnent

50 gr de selles dont 15 gr de matières sèches

Peu de selles, apport nutritif conséquent

100 gr de croquettes standard

90 gr de selles dont 23 gr de matières sèches

Plus de selles,

Apport nutritif moyen

100 gr de croquettes économique

150 gr de selles dont 38 gr de matières sèches

Beaucoup de selles, peu d’apport nutritif

 

Si on considère que l’alimentation est le premier facteur du crédit santé, il est évident que la qualité de sa nourriture doit être adaptée et choisie en fonction de ses vertus nutritives et de digestibilité. Le confort d’avoir moins de selles dans nos bacs à litière est une raison de plus à considérer.

 

LE COMPORTEMENT ALIMENTAIRE DU CHAT :

 

Pour ceux qui ne le savaient pas, un chat fait jusqu’à 20 repas par jour (10 à 15 de moyenne). Il est donc aberrant de le contraindre à 1 ou 2 repas par jour, comme à votre chien (sauf indication vétérinaire). Le grignotage fait parti de ses mécanismes comportementaux. L’en empêcher peut être à l’origine de phénomènes indésirables, comme une boulimie, des griffages ou des miaulements intempestifs, ou autre encore. Des stratégies peuvent être mises en place pour éviter la surcharge pondérale sans le priver de son grignotage à volonté (voir rubrique conseils).

 

LE SENSORIEL :

 

La vue du chat étant bichromatique (jaune et bleu), il ne peut donc être réceptif aux croquettes multicolores des sachets marketing de qualité moyenne auxquels vous seul êtes sensible. La couleur d’un aliment n’a aucun impact sur son attractivité pour un chat.

Le goût du chat permet l’appréciation du salé, de l’amer et de l’acide. Il ne détecte pas le sucré. Il est cependant beaucoup moins développé que chez l’Homme (500 bourgeons gustatifs contre 9000 chez l’Homme)

Les « goûts au lapin, agneau ou poisson » ne peuvent être détectés par votre chat puisque cette dénomination sous entend un quantitatif de moins de 4%. Hormis les aromates (épices, sel, etc.…), une viande, une céréale, ou un légume ne peuvent être détectés s’ils ne représentent que 4% de votre met.

L’odorat en revanche est très bien développé, 60x plus que chez l’Homme. Le chat étant très sensible aux odeurs, c’est ce qui va marquer sa préférence pour un aliment ou un autre.

 

LA DIGESTION :

 

Il n’y a pas d’amylase salivaire chez le chat et la digestion débute uniquement dans l’estomac. La salive sert uniquement à déglutir. Toutes les dents (au nombre de 30) sont tranchantes et ne sont pas destinées à mâcher la nourriture. L’estomac quant à lui est doublement acide par rapport à celui de l’homme, donc plus costaud (digestion des os et des mauvaises bactéries). Vous vous rappelez avoir déjà vu le chat du voisin avaler une souris moisie (oui, j’exagère un peu) sans être malade ensuite ? Hé bien voilà. L’intestin lui est très court, et nécessite surtout des aliments hautement digestes afin d’être assimilés rapidement.

 

BESOINS ENERGETIQUES :

 

Ce sont les matières grasses et non les protéines qui apportent l’énergie à l’organisme.

 

chat

chien

homme

protéines

25 à 45 %

20 à 30 %

8 à 12 %

Lipides/matières grasses

25 à 45 %

35 à 65 %

25 à 30 %

 

Nutriments : protéines, glucides, lipides, fibres, vitamines et minéraux. Ils sont tous indispensables au fonctionnement de l’organisme.

 

Nourriture économique

Nourriture standard

Nourriture haut de gamme

15 nutriments différents

30 nutriments différents

50 nutriments différents

Survivre

Alimenter

Protéger l’organisme

 

CROQUETTES OU PATES ? :

 

Vous le saviez déjà, mais beaucoup s’obstinent à donner exclusivement des sachets ou des pâtés aux croquettes. L’intérêt des croquettes, hormis l’avantage indéniable économique, c’est l’action bucco-dentaire produite. Le ralentissement du tartre n’est pas à négliger et évite la vilaine mauvaise haleine et les pathologies dues à une mauvaise hygiène dentaire.

 

L’alimentation/nutrition doit :

- construire et entretenir l’organisme

- fournir l’énergie nécessaire

- prévenir l’organisme des pathologies

 

L’alimentation/nutrition se situe entre la carence et l’excès

 

L’alimentation/nutrition doit être impérativement couplée à un exercice physique.

 

Je remercie Guillaume Cuvellier (commercial Languedoc) pour son invitation à cette journée de formation et de visite du site.